Les amours
D’Isadora Duncan

Jusqu’aux vertiges

Jusqu’aux vertiges Isadora Duncan danse, analysant ses instincts, déployant son inspiration, imaginant des mouvements, des envols, des sauts.
Dès qu’elle se lance dans ses propres chorégraphies, Isadora tournoie, frissonne, glisse et s’enroule. Ses amants, elle les choisit, les aime, les oublie.
À l’opposé de la mode, Isadora n’a rien d’éthéré ni d’alangui. Elle traduit le vent, les vagues, les saisons. Rodin qu’elle rencontre à Paris dira d’elle « Isadora engendre l’émotion sans efforts ».
Paris, Vienne, Athènes, Moscou, San Francisco et Rome l’accueillent et la portent au-delà de la folie de ses danses. Sa mère l’accompagne dans ses tournées ; et ses amours au fil de ses voyages la comblent et la stimulent.
Pieds nus, elle incarne tour à tour les Circé, les Pénélope, les Salomé, les Vénus, créant toujours son style. Les voiles, les plis, les franges vibrent sur elle et ses cheveux se tordent.
Encore trop exaltée quand sa danse est achevée, elle tombe à terre et n’ose se relever.
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