LA COURONNE INSOLENTE

Tome 1

Jamais encore une femme ne s’était fait
sacrer pharaon dans l’histoire de l’Égypte ancienne.
Hatchepsout ose !
S’ouvre alors une époque où l’armée n’a plus sa place, une époque qui reconstruit et consolide, qui donne pleins pouvoirs au temple d’Amon et à ses dieux, seule chance pour Hatchepsout de poursuivre son règne, consciente qu’à ses côtés s’allonge démesurément l’ombre d’un jeune prince qui la menace.
Dans le sillage de la femme-pharaon, suivent les Thébaines. Elles sont jeunes, cultivées et habiles.
Avec audace, elles engagent leur destin dans un rythme accéléré emportant avec elles la volupté de l’Égypte, ses croyances et ses vérités.

UN PEU D’HISTOIRE

On sait que Hatchepsout a régné pendant vingt ans et l’on connaît la conjoncture de sa naissance : une pure lignée de pharaons, ses ancêtres, un sang divin et un père qui l’a introduite dans la cour du palais et auprès du peuple comme une future grande reine. Son accession au trône est due à un époux, son demi-frère Thoutmosis II, malingre, peu ambitieux, qui meurt à trente ans et aux prêtres d’Amon qui vont la soutenir tout au long de son règne.


Cependant, il y a des « trous » dans la vie d’Hatchepsout et l’on ignore les circonstances de sa mort, ce qui m’a obligée à combler ce vide en les imaginant. Trop de choses ont été effacées sur les bas-reliefs de son temple de Deir-el-Bahari pour qu’on puisse faire une biographie complète sur elle.


Pour cette raison, j’ai écrit un roman et non une biographie. J’en ai profité pour insérer les Thébaines, personnages fictifs qui vont se propulser à travers plusieurs générations et témoigner des éléments quotidiens de la vie de l’Égypte à cette époque.


Ceci bien clarifié, revenons à Hatchepsout et à son règne. Quand son père meurt, la laissant seule héritière du trône, le pays est serein. Les envahisseurs ont tous été refoulés des frontières, Hyksos au nord et Nubiens au sud. Seul demeure le royaume du Mitanni qui par la suite devait devenir un redoutable adversaire.


Mais jamais une femme n’avait été sacrée pharaon, même parmi les grandes reines dont quelques-unes sont restées mémorables. Hatchepsout qui décide donc de se sacrer elle-même Pharaon d’Égypte, se posant la couronne sur la tête, revêtant les attributs du pharaon, barbe postiche, pectoral, crosse, fouet, queue de taureau, s’engage à ouvrir un règne de paix et non de guerre.


Cependant être pharaon était une chose, le rester en était une autre. Hatchepsout a eu la sagesse et l’intelligence de laisser à leur poste tous les Grands prêtres nommés par son père. Risquant leur place, ceux-ci ne pouvaient faire autrement que de la maintenir sur son trône, d’autant plus qu’elle leur cédera, ainsi qu’aux dignitaires de la cour, des pouvoirs plus grands encore.


Hatchepsout prend conscience que son pays n’a plus besoin de guerre mais d’harmonie intérieure.


LE ROMAN

Séchat, l’héroïne de la saga, est une jeune Thébaine de la 18ème dynastie de l’Égypte ancienne. Issue d’une haute noblesse, belle et intelligente, elle suit les cours de Scribe à l’École d’Administration de Thèbes. Très éprise de son compagnon d’enfance, Menkh, qui deviendra le Grand Capitaine de la Charrerie Royale, la jeune fille l’épousera, mais à peine aura-t-elle donné naissance à sa fille, Satiah, qu’elle apprendra la mort de Menkh, tué à la guerre du Mitanni dans les armées du pharaon Thoutmosis.

Quelque temps plus tard, Hatchepsout dont le père est mort, se fait sacrer pharaon d’Égypte. Il fallait oser ce coup de théâtre magistral et, poussée par le sang pur des dieux qui coule en elle et qui la protège, elle en assumera toutes les contraintes, à commencer par celle de cacher ses brûlantes amours avec Senenmout, son jeune architecte.

La pharaonne est une bâtisseuse et non une guerrière. Elle construit, restaure, élève, favorise le commerce et l’artisanat.

Dans son sillage, suivent les Thébaines. Elles sont jeunes, cultivées et habiles. Avec audace, elles engagent leurs destins dans un rythme accéléré, emportant avec elles la volupté, l’amour et les parfums de l’Égypte.

 

Retour aux thébaines