DE ROCHE ET D’ARGILE

Tome 2

La pharaonne Hatchepsout règne sur le trône d’Égypte. Entourée de ses fidèles conseillers : Hapouseneb le Grand Prêtre, Senenmout l’Architecte, Pouyemrê le Trésorier, Djehouty le Vizir, et Néhésy le Chef de toutes les polices, elle ouvre un règne de paix.
Hatchepsout agrandit, fortifie Karnak et son temple d’Amon, élève des obélisques à pointe d’électrum, rénove les villes de Thèbes, Edfou, Abydos, Denderah et, descendant jusqu’à la deuxième cataracte, multiplie les temples aux frontières nubiennes. Elle instaure, structure et, sur sa lancée de bâtisseuse, veillée par les dieux qu’elle incarne, elle ordonne la construction de sa demeure éternelle sur le site prodigieux de Deir-el-Bahari. Paysans, soldats, artisans, prisonniers, sont rapatriés en masse pour travailler sur les chantiers. Des millions d’hommes élèvent et transportent les gigantesques blocs de granit, s’échinent, suent et s’épuisent dans un désert où le soleil n’a nulle pitié.
Alors qu’Hatchepsout poursuit brillamment cette 18ème dynastie entamée par ses prédécesseurs, les Thébaines marquent le récit de leur empreinte alerte et audacieuse, s’attachant de hautes fonctions administratives, étouffant les complots qui se trament autour d’elles ou honorant, par le rite de leurs danses sacrées, les dieux qui les protègent.

UN PEU D’HISTOIRE

De Roche et d’Argile, période de constructions puisqu’avec Hatchepsout s’ouvre une période où l’armée n’a plus sa place.
Hatchepsout est une bâtisseuse. Tout d’abord, elle agrandit et fortifie les temples de Karnak en favorisant celui d’Amon, pour satisfaire les prêtres à qui elle a donné d’immenses pouvoirs et d’innombrables richesses. Un clergé qui, auparavant, avait été déjà poussé par les princes thébains qui s’étaient ralliés aux pharaons libérateurs de l’Égypte. Ceux-ci, après avoir expulsé les Hyksos, avaient élevé le dieu Amon, dieu de Thèbes (un petit dieu resté assez obscur jusque-là) pour en faire le dieu des dieux.


Hatchepsout élève deux obélisques à pointe d’électrum qu’elle place à Karnak à côté de ceux de son père. L’électrum était un mélange de cuivre et d’argent très prisé des Égyptiens qui l’appelaient l’or blanc et dont ils recouvraient aussi les portes des temples.


Elle rénove les villes de Thèbes, Edfou, Abydos, Denderah et, descendant jusqu’à la deuxième cataracte, multiplie les temples et les sanctuaires aux frontières nubiennes. Elle restaure les villes saccagées par les Hyksos que son arrière-grand-père et son père ont chassés d’Égypte.


Sur sa lancée de bâtisseuse, elle ordonne la construction de sa demeure éternelle sur le site prodigieux de Deir-el-Bahari. C’était une masse rocheuse tout à la verticale et Senenmout va travailler l’architecture à l’horizontale pour réaliser un temple fastueux que l’on peut admirer de nos jours.

Il va sans dire que paysans, soldats, artisans, esclaves sont rapatriés en masse pour travailler sur le gigantesque chantier. Des millions d’hommes élèvent et transportent les gigantesques blocs de granit, s’échinent, suent et s’épuisent sous un soleil impitoyable.


LE ROMAN

Notre héroïne Séchat, jeune veuve restée seule avec sa fille, est devenue Grande Intendante des Artisans. Sa position hiérarchique très élevée engendre des jalousies qui vont la heurter de plein fouet. À peine née, sa fillette lui est enlevée et, devant lâcher son poste de Haut Dignitaire qu’elle assume avec talent, elle va sillonner l’Égypte, de la Nubie au Delta, pour tenter de la retrouver. Seul, son amant Djehouty, le Grand Vizir de Thèbes, très épris d’elle, l’aidera dans ses recherches.


Pendant ce temps, la pharaonne Hatchepsout règne sur le trône et bâtit son temple sur le site de Deir-el-Bahari. Senenmout, qui vénère autant qu’il aime sa souveraine, conduit les gigantesques travaux. Hatchepsout, entourée de ses fidèles conseillers dont Djehouty qu’elle refuse de voir dans l’intimité sentimentale de Séchat, lui fait comprendre qu’elle cherche, par cette décision, à mieux s’attacher les services de la jeune femme.


Djehouty se voit contraint de prendre femme — mais ce n’est pas Séchat dont les sentiments envers lui se sont violemment renforcés au fil du temps.

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