LE CHANT DE LA TERRE

Tome 7

Tandis que le pharaon Aménophis III, plus bâtisseur que guerrier, ordonne l’édification de temples, monuments, pylône et gigantesques statues, la reine Tiyi fait construire son luxueux palais de Malgatta.
Elle y reçoit les ambassadeurs des pays étrangers avec lesquels elle commerce et qui l’honorent de multiples faveurs. Consciente que les dieux égyptiens basculent, Tiyi néglige de conforter leurs pouvoirs, préférant maintenir les bonnes relations qu’elle entretient avec les pays extérieurs.
En parallèle, les Thébaines, au cœur de la société égyptienne, s’activent au rythme des saisons afin de renforcer leur liberté de penser et d’agir.
Sillonnant les campagnes qui bordent le Nil, Neby, la jeune scribe publique, survit grâce aux travaux qu’on lui propose dans les diverses exploitations agricoles sur les champs de blé, de lin ou de papyrus. Lors d’un recensement du cheptel d’un village, Neby est remarquée par le Grand Prêtre Panehesy qui lui enseignera l’écriture des hiéroglyphes. Troublée, elle découvre un sentiment étrange qui favorisera et scellera son destin.

UN PEU D’HISTOIRE

Régnant en corégence avec son époux Aménophis III, la reine Tiyi verra naître un vrai commerce de princesses asiatiques entre l’Égypte et l’Asie et, quand celles-ci n’arrivent pas à destination, les rois étrangers se sentent déshonorés.


Durant ce temps à Thèbes, les prêtres d’Amon, installés à Karnak depuis le début de la 18ème dynastie, sentent leurs pouvoirs s’amenuiser et leurs richesses diminuer.


Aménophis III, pharaon plus bâtisseur que batailleur, fait élever le 3ème pylône constitué de deux hauts massifs de grès et d’une porte monumentale. Il fait construire d’autres monuments, d’autres temples dont celui d’Aton sous l’œil réprobateur des prêtres d’Amon. Il ordonne la construction de deux gigantesques colosses — appelés plus tard « de Memnon » — le représentant sur son trône, dominant la plaine. Les deux colosses sont taillés dans d’énormes blocs de quartzite.


Quant à Tiyi, sur la lancée de son époux, elle fait bâtir l’immense et luxueux palais de Malgatta — dont il ne reste plus rien — sur la rive gauche du Nil face à Thèbes.


LE ROMAN

Quant à Neby la jeune scribe publique, fille de Koushy et d’Isis, elle-même issue de Satiah, la Seconde Épouse et de Thoutmosis III, elle sillonne le Nil, toujours à la recherche d’un travail. Contrainte de passer pour un garçon afin de fuir les prêtres de Karnak dont l’un d’eux l’a violentée, et également pouvoir exercer son métier de scribe en toute quiétude, Neby se propulse au cœur du peuple des pharaons.


De ville en ville, là où elle passe, Denderah, Thinis, Abydos, Hermopolis, Touna, Héliopolis, Bubastis, Neby apprend son métier de scribe public. Elle s’arrête sur les places, propose ses services, rédige pour les autres messages, lettres, documents, se fait engager dans les fabriques, les ateliers ou dans les grandes exploitations agricoles où elle compte les bottes de blé ou de lin.


Puis, elle rencontre Choutarna, fille du roi Kadashman le roi de Babylone qui l’avait envoyée avec sa sœur Tahoukhipat pour entrer au harem du pharaon Aménophis III. Mais les prêtres organisent le naufrage du bateau qui emporte tous les membres de l’expédition babylonienne. L’une des princesses, rescapée et trouvée par un paysan, est recueillie par Ay, le frère de la reine Tiyi. Choutarna, la seconde princesse, sauvée elle aussi par Paplavizzi, se retrouve avec Neby dans le grand désert d’Arabie où elles resteront quelques années.

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